Sylvain Roussé - Diététicien Nutritionniste

On voit donc que, lors d'un effort prolongé, on va rapidement passer de l'utilisation du glucose assimilé par l'intestin à l'utilisation d'autres sources d'énergie:

  • le glycogène musculaire,
  • Le glycogène hépatique (du foie),
  • les protéines musculaires,
  • les triglycérides musculaires.

On appelle cette phase: la phase de jeûne.

Elle est  caractérisée par l'émission d'une hormone particulière: le glucagon qui stimule l'utilisation du glycogène des muscles, du foie et l'utilisation des triglycérides ainsi que des protéines musculaires pour le maintien du taux de sucre dans le sang.

On a vue que le glucose assimilé par les intestins lors de l'effort d'endurance prolongé est limité et inférieur au besoin en terme d'énergie. D'où l'utilisation des réserves (glycogène, triglycérides, protéines musculaires) par le corps.

Le glycogène musculaire et le glycogène hépatique sont les premières réserves d'énergie à être utilisées. Elles sont directement transformées en glucose qui est lui même transformé en énergie par les muscles ou utilisé comme source d'énergie par d'autres organes ou cellules.

Au fur est à mesure de l'avancement dans l'état de jeûne, même si celui ci est retardé par la prise de boisson énergétique, la proportion de triglycérides et de protéines musculaires contribuant à la production d'énergie et de glucose augmente.

Et c'est ici que l'on rejoint le premier article sur les neurotransmetteurs.

Il se passe deux phénomènes:

  • L'utilisation des protéines musculaires (et particulièrement les BCAA) va favoriser la production de sérotonine dans le cerveau. Ceci engendre un phénomène de fatigue central. Le cerveau envoie un message au corps indiquant un certain niveau de fatigue.
  • L'utilisation des protéines musculaires va produire des déchets, dont de l'ammoniac (NH3). Ce déchet est toxique pour le cerveau. Celui ci va donc neutraliser l'ammoniac en attendant que celui ci puisse être éliminer par les urines. La neutralisation entraine la diminution de la production d'un neurotransmetteur (le GABA). On a vu que ce neurotransmetteur était impliqué dans l'état d'excitablité.